Porto Crusted

Porto CrustedC’est un vin de Porto obtenu par assemblage de vins de plusieurs années qui contribue à la complémentarité des qualités organoleptiques. L’une des caractéristiques particulières est de contribuer à la formation d’un dépôt ou croûte (« crosta »-“crust”) sur la paroi de la bouteille où se poursuit le vieillissement. Pour obtenir de l’Institut des Vins de Porto cette dénomination, 4 bouteilles devront être envoyées et en cas d’acceptation devront être embouteillées dans les 30 jours. La commercialisation n’interviendra qu’après un délai minimum de 3 ans si le vin présente un dépôt qui adhère aux parois et l’année de mise en bouteille sera mentionnée sur l’étiquette.

“Bottle Matured” / “Envelhecido en Garrafa” et “Unfiltered” / « Não Filtrado » (« Non filtré »)

Certaines mentions complémentaires peuvent être utilisées puisque le porto « Crusted » répond à plusieurs critères pré-déterminés par l’Institut des Vins de Porto.

  • Du fait de son vieillissement en bouteille, le porto de type Crusted peut utiliser la mention “Bottle Matured” correspondant à un vieillissement en bouteille de minimum 3 ans (tout comme le porto LBV).
  • Du fait de la formation de dépôt, le porto Crusted peut utiliser la mention “Unfiltered” du fait de sa capacité de vieillissement en bouteille et qu’il soit non filtré avant le tirage ; une croûte de dépôt se formant dans la bouteille en cours de vieillissement., tout comme les “Vintage” et certains “LBV”.

Le savez-vous ?

Aujourd’hui, seules quelques compagnies proposent des vins de porto “Crusted” : Churchill, Dow, Fonseca, Graham’s et Niepoort et Quevedo qui sera prochainement l’une des premières familles portugaises à proposer un « Crusted », mais il faudra attendre son vieillissement en bouteille…

Anecdote :

À l’origine, le porto Vintage était embouteillé en Angleterre sans être filtré. Toutefois les fonds de barrique, pleins de dépôts, n’étaient pas mis en bouteille dans la catégorie noble des Vintages. Ils étaient donc rassemblés dans l’une des barriques, mis en repos pour décantation et embouteillés pour le plaisir du personnel. On l’appelait le « Vintage du pauvre ». Par la suite il est devenu, comme le LBV, un vintage moins onéreux.